l y a le piano sur lequel on a commencé, celui que l’on a acheté pour les enfants, celui que l’on retrouve le soir ou que l’on n’a pas ouvert depuis longtemps. On connaît sa place dans la maison. Mais prend-on le temps de se demander s’il correspond encore à nos envies ?
Chez Desevedavy Pianos, près de Nantes, Armel Dupas propose d’explorer cette question au fil de huit instruments Yamaha et Kawai. Un parcours du piano numérique portable au piano à queue, ponctué de démonstrations musicales et de sensations partagées au clavier.
Quel instrument donne envie de s’asseoir, d’écouter et de prolonger le moment ? C’est le fil conducteur de cette nouvelle vidéo.
Reprendre le piano, c’est aussi retrouver du temps pour soi
Avec l’automne, on retrouve davantage ses intérieurs. Un morceau oublié, une partition laissée sur le pupitre ou quelques notes jouées en passant peuvent suffire à réveiller l’envie.
Reprendre après dix, vingt ou trente ans ne signifie pas nécessairement retrouver immédiatement son ancien niveau. Il s’agit parfois simplement de renouer avec un geste, une mélodie, une sensation.
Dans la vidéo, Armel évoque ce moment où les mains se posent sur le clavier et où l’attention se déplace. Pendant quelques minutes, les écrans et les sollicitations restent à distance. On écoute ce que l’on joue, on cherche une nuance, on recommence une phrase.
L’instrument participe à cette envie. Sa réponse sous les doigts, sa sonorité et le confort de son installation peuvent nous inciter à jouer plus souvent. Aucun piano ne remplace le travail ou le temps passé à pratiquer, mais chacun peut nourrir différemment notre plaisir musical.
Un même morceau pour découvrir huit pianos
Pour rendre ce parcours concret, Armel conserve deux repères : un exercice en do majeur et des extraits de sa composition Le Dilemme.
Le choix est bien trouvé. À travers une même musique, on peut écouter les différences de timbre et observer la manière dont le pianiste adapte son geste. Les notes restent les mêmes ; les sensations évoluent.
Yamaha et Kawai accompagnent chacune des quatre étapes. Les instruments permettent d’explorer plusieurs réponses à une même envie de musique, sans établir un classement universel.
Le piano numérique portable : commencer ou reprendre simplement
Le parcours débute avec le Yamaha P-145 et le Kawai ES60.
Ces pianos répondent à une envie essentielle : disposer d’un clavier pour jouer. Leur format permet d’envisager une installation relativement compacte, de déplacer l’instrument selon ses besoins et de pratiquer au casque.
Dès le premier exercice, Armel relève des différences de toucher et de sonorité entre les deux modèles. Il décrit une sensation plus légère sur le Kawai et davantage de résistance sur le Yamaha. Ce sont ses impressions sur les instruments essayés : chacun pourra préférer une réponse différente.
Puis viennent les premières mesures du Dilemme. La démonstration rappelle qu’un instrument simple permet déjà d’interpréter une œuvre, de chercher une couleur et de se faire plaisir.
Le confort dépend aussi de l’installation
Pendant l’essai, Armel attire l’attention sur deux éléments très concrets : le support en X et la petite pédale indépendante. Dans la configuration présentée, le clavier bouge légèrement et la pédale peut se déplacer sous le pied.
Ces détails comptent lorsque les séances s’allongent. Ils invitent à regarder l’ensemble de l’installation : support, banquette, hauteur du clavier et maintien de la pédale.
Avant de changer de piano, améliorer son installation peut déjà transformer le confort de jeu. Les limites observées avec un support ou une pédale ne concernent pas tous les pianos portables ni toutes les façons de les installer.
Le piano numérique meuble : s’installer pour approfondir son jeu
Avec le Yamaha Clavinova CLP-825 et le Kawai CN201, le parcours se poursuit autour d’une autre envie : disposer d’un espace stable, prêt à accueillir des séances régulières.
Le meuble et le pédalier intégré donnent à l’instrument une place permanente. On s’assoit, les pieds retrouvent les pédales, les mains retrouvent le clavier.
Sur ces deux modèles, Armel exprime aussi une sensation de contrôle plus fine. Il reprend son exercice, puis sa composition, et explore davantage les nuances, la tenue du son et l’équilibre entre les mains.
Progresser, c’est affiner son écoute
L’évolution d’un pianiste ne se mesure pas seulement à la vitesse ou à la difficulté des morceaux abordés. Elle se manifeste aussi dans des envies plus discrètes : faire ressortir une mélodie, alléger un accompagnement, terminer une phrase tout doucement.
C’est précisément ce qu’Armel cherche à faire entendre dans cette partie de la vidéo. Le lien entre le geste et le résultat sonore devient un sujet en lui-même.
Un piano numérique meuble peut ainsi accompagner une pratique approfondie tout en conservant la possibilité de jouer au casque. Pour certains musiciens, cet équilibre répond durablement à leurs besoins.
Le piano droit acoustique : rencontrer la vibration
À l’étage du magasin, Armel retrouve le Kawai K-200 et le Yamaha B20. Le changement d’expérience devient physique.
Le son naît ici de cordes mises en vibration par les marteaux, puis transmis à la table d’harmonie. Il se déploie dans la pièce et se ressent au contact de l’instrument.
Devant le Kawai ouvert pour la démonstration, Armel invite à regarder ce qui se passe derrière le meuble. Le mécanisme devient visible ; le lien entre la touche, le marteau et la corde prend forme.
Il joue quelques notes, laisse résonner les graves et décrit les vibrations qu’il perçoit sous les doigts et autour de lui. L’enregistrement permet d’en entendre une partie, mais l’expérience au magasin apporte une dimension supplémentaire.
Un instrument avec lequel construire une relation
Armel insiste sur la personnalité de chaque piano acoustique. Deux exemplaires d’un même modèle peuvent offrir des sensations différentes, liées notamment à leurs matériaux, à leur préparation et à leur environnement.
Au Yamaha B20, l’interprétation du Dilemme lui inspire une image : celle d’un sculpteur du son, de l’air et du temps. Le pianiste écoute la réponse de l’instrument et ajuste son geste à ce qu’il reçoit.
Cette relation peut devenir une motivation pour jouer. Elle demande aussi de tenir compte du logement, du volume sonore et de l’entretien.
Pour les instruments équipés d’un système silencieux, le jeu au casque apporte une possibilité complémentaire. C’est un équipement à vérifier sur le piano envisagé : tous les acoustiques n’en disposent pas.
Le piano à queue : explorer d’autres sensations
Dernière étape : un Yamaha C1 Silent d’occasion et un Kawai GL-30.
Armel commence par poser une question : un piano à queue est-il forcément meilleur qu’un piano droit ? Sa réponse évite le classement automatique. Il présente une autre expérience, avec une mécanique différente et une autre façon de projeter le son dans l’espace.
Sur le Yamaha C1, il reprend son simple exercice en do majeur. Quelques notes suffisent pour s’attarder sur la résonance, le timbre et la sensation sous les doigts.
Il n’est pas nécessaire d’être concertiste pour apprécier un piano à queue. On peut être sensible à sa sonorité et à sa réponse dès un morceau très simple.
Le plaisir musical doit aussi trouver sa place dans la vie quotidienne
Le C1 présenté associe l’acoustique à un système Silent. Il illustre la possibilité de profiter d’un piano à queue tout en conservant, selon les moments, un usage au casque.
Son statut d’instrument d’occasion ouvre également une piste de réflexion. Lors d’un choix, l’état, la préparation et les sensations offertes par un piano méritent autant d’attention que sa référence.
Le parcours s’achève au Kawai GL-30, avec une place plus grande laissée à la musique. Pour Armel, le plaisir éprouvé sur cet instrument bien accordé et bien réglé se raconte aussi par le jeu, sans multiplier les explications.
Faut-il changer de piano lorsque l’on progresse ?
Il n’existe ni calendrier ni passage obligé entre ces quatre familles d’instruments.
Un numérique portable peut convenir longtemps. Un piano meuble peut répondre aux attentes d’un musicien expérimenté. Un amateur qui reprend peut être immédiatement touché par un acoustique.
Avant d’envisager un changement, trois questions peuvent guider la réflexion :
- Ai-je envie de m’asseoir à mon piano ?
- Est-ce que sa réponse me permet d’exprimer ce que je cherche ?
- Est-il adapté à mon logement, à mes horaires et à mon budget ?
Un réglage, une révision ou une meilleure installation peuvent parfois suffire. Dans d’autres situations, l’essai d’un instrument différent révèle de nouvelles possibilités.
L’objectif reste personnel : trouver les conditions qui donnent envie de jouer régulièrement et avec plaisir.
Venez écouter, essayer et comparer chez Desevedavy Pianos
La vidéo offre des repères pour préparer une visite. Elle permet d’entendre plusieurs instruments et de suivre les impressions d’un pianiste. L’essai reste cependant le meilleur moyen de découvrir ce qui vous correspond.
Venez avec un morceau que vous connaissez, même très simple. Jouez-le sur plusieurs pianos. Prenez le temps d’écouter, de retrouver vos gestes et de sentir sur lequel vous avez envie de rester.
Chez Desevedavy Pianos, près de Nantes, notre équipe vous accompagne pour explorer ces différentes possibilités, que vous souhaitiez commencer, reprendre ou faire évoluer votre instrument.
Retrouvez la vidéo complète avec Armel Dupas et découvrez ces huit pianos en musique.
Et vous, qu’est-ce qui vous donnerait envie de jouer davantage aujourd’hui ?