La Saga Desevedavy – Épisode 1 : Les racines de la passion

La Saga Desevedavy – Épisode 1 : Les racines de la passion

Il y a des histoires qui ressemblent à des romans.

Des histoires faites de rebondissements, de drames, de rencontres, d’amour… et d’une force de vie qui dépasse tout.

Celle de Jules Desevedavy en fait partie.
Et pourtant, ce n’est pas une fiction.

C’est le point de départ d’une aventure bien réelle, née à Nantes en 1942.


Une enfance bouleversée

Jules Desevedavy naît en 1918, au lendemain de la Première Guerre mondiale, dans une famille d’agriculteurs près de Rennes.

Il est le premier garçon d’une fratrie de cinq enfants.
Son avenir semble tracé : reprendre la ferme familiale.

Mais à l’âge de 8 ans, un accident change tout.

En allant chercher du bois, il se blesse gravement à un œil. L’infection se propage, atteignant le second. En quelques années, il perd progressivement la vue.

Pour sa famille, c’est un drame.

Dans un monde rural où tout repose sur le travail physique, que faire d’un enfant devenu inapte aux champs ?


La rencontre avec la musique

Après une période d’hospitalisation à Rennes, Jules est envoyé à Nantes, à l’école de la Persagotière.

Un lieu dédié à l’accueil des enfants aveugles ou malvoyants, où l’on apprend à devenir autonome.

À l’époque, trois voies principales s’offrent à eux :

  • standardiste
  • rempailleur de chaises
  • musicien

C’est là que tout bascule.

Jules découvre la musique.
Et surtout, le piano.

Une révélation.

L’instrument le fascine, le touche profondément. Il décide de s’y consacrer et s’oriente vers le métier d’accordeur.


Un premier pas dans le monde du piano

Encore très jeune, Jules devient apprenti accordeur dans un petit magasin du centre-ville de Nantes, rue du Maréchal Joffre.

Il apprend le métier, développe son oreille, affine son geste.

Et en 1942, en pleine occupation allemande, il prend une décision qui va changer le cours de sa vie.

Il rachète le magasin de son patron.

Un espace minuscule, à peine 5 mètres sur 5.

Personne ne sait vraiment comment il a réussi à réunir les fonds nécessaires.

Mais à partir du 1er juillet 1942, la boutique devient officiellement la maison Desevedavy.


Une histoire d’amour… et de survie

C’est à Nantes que Jules retrouve Marguerite, rencontrée quelques années plus tôt.

Elle devient sa partenaire de vie… et d’aventure.

Car très vite, l’Histoire les rattrape.

En 1943, Nantes est frappée par les bombardements. Le magasin doit fermer. Le couple se réfugie à la campagne.

Mais ils ne renoncent pas.

Pour survivre, ils inventent leur propre solution.

Sur un tandem — Marguerite à l’avant, Jules à l’arrière — ils sillonnent les faubourgs nantais pour accorder les pianos chez les particuliers.

Un geste simple, répété, patient.

C’est ainsi qu’ils tiennent.
C’est ainsi qu’ils construisent.


La force du réseau humain

Au-delà du courage, Jules comprend très tôt quelque chose d’essentiel.

Les relations humaines sont au cœur de tout.

Les liens tissés à la Persagotière deviennent un réseau solide.
Les professeurs de piano, souvent eux-mêmes aveugles, orientent leurs élèves vers lui.

“Va chez Jules, tu seras bien reçu.”

Peu à peu, une réputation naît.

Basée non pas sur la publicité…
mais sur la confiance, l’amitié et la fidélité.


Les racines d’une maison

C’est là que tout commence.

Dans cette combinaison unique de détermination, de rencontres et de passion pour l’instrument.

Bien avant le développement de l’entreprise, bien avant les grands pianos et les salles de concert, il y a :

👉 un enfant devenu aveugle
👉 une découverte fondatrice
👉 un couple soudé
👉 et une ville : Nantes

Aujourd’hui encore, l’ADN de Desevedavy Pianos trouve son origine dans cette histoire.

Une histoire profondément humaine.
Une histoire de transmission.
Une histoire de musique.


📍 À Nantes, la saga continue.