Yamaha C5 : un piano à queue de concert au timbre exceptionnel

l y a des pianos que l’on apprécie dès les premières notes. Et puis il y a ceux vers lesquels on revient, presque malgré soi, chaque fois que l’on entre dans une pièce. Pour Armel Dupas, artiste en résidence chez Desevedavy Pianos, ce Yamaha C5 appartient clairement à la seconde catégorie.

Présenté dans l’auditorium Jules Desevedavy, ce piano à queue d’occasion a longtemps fait partie du parc de location de concert de la maison. Aujourd’hui proposé à la vente, il possède déjà une histoire musicale et un caractère qui donnent envie de s’installer au clavier.

Armel le reconnaît avec humour : il serait heureux de le voir trouver sa place chez un nouveau propriétaire, mais regretterait de ne plus pouvoir le jouer au quotidien !

Un piano de scène, une histoire de rencontres

La rencontre entre le pianiste et cet instrument remonte à un concert donné avec son trio au Saint-Hilaire Jazz Festival, entre Nantes et Pornic. Comme souvent dans ce contexte, le piano était celui mis à disposition pour l’événement. Dès l’essai, ce C5 lui avait laissé un souvenir particulièrement marquant.

Le retrouver chez Desevedavy a confirmé cette première impression. Au milieu des nombreux pianos à queue du magasin, c’est encore vers lui qu’Armel se tourne pour travailler et composer de nouvelles musiques pour son trio.

Ce Yamaha a également accompagné d’autres artistes. Dans la vidéo, Armel se souvient notamment d’avoir entendu Yann Tiersen jouer sur cet instrument lors d’un événement Piano Day filmé par ARTE. Une soirée à laquelle il assistait dans la salle, et qui fait partie des souvenirs attachés à ce piano.

Son passage dans le parc de location de concert lui a ainsi permis de rencontrer différents musiciens et différents univers. Cyril, l’accordeur qui s’est principalement occupé de sa préparation et de son suivi lors des concerts, connaît bien ses possibilités musicales.

Dès les premières notes, un timbre qui retient l’attention

Avec sa longueur d’environ deux mètres, ce Yamaha C5 offre au pianiste un instrument généreux. Pour en faire découvrir la personnalité, Armel commence par son habituel arpège de mi bémol majeur sur l’ensemble du clavier. Quelques notes suffisent pour écouter la continuité entre les registres, la tenue du son et la couleur des résonances.

La démonstration se déroule dans l’acoustique plutôt mate de l’auditorium. La pièce apporte peu de réverbération : l’écoute permet donc de se concentrer sur le timbre de l’instrument et sur la manière dont chaque note se prolonge.

Des médiums graves chaleureux et enveloppants

Ce qui frappe particulièrement Armel, c’est la rondeur du médium grave. Il y retrouve cette impression enveloppante qu’il compare à une « voix de papa » : une présence chaleureuse, pleine, qui soutient la musique sans prendre toute la place.

Dans les quelques phrases d’inspiration chopinienne jouées pendant la présentation, la main gauche conserve cette profondeur tout en laissant chanter la mélodie. L’équilibre entre les registres permet au discours de circuler naturellement.

Cette sensation reste, bien sûr, une affaire de goût. Armel exprime ici son attirance pour un piano au caractère caressant, dont la richesse se révèle dans les nuances et dans la qualité du chant.

Une palette de couleurs au service de l’expression

L’homogénéité du clavier s’accompagne d’une large palette de couleurs. Armel rapporte à ce sujet une observation de Cyril : selon que l’on joue doucement, avec davantage de présence ou franchement forte, ce C5 offre des timbres différents.

Pour le pianiste, cette capacité ouvre de nombreuses possibilités. Une même phrase peut changer de caractère, un accompagnement devenir plus discret, une mélodie prendre de l’ampleur. Le plaisir vient aussi de cette liberté de modeler le son au fil du jeu.

« Lush Life » pour faire entendre toute sa souplesse

Pour l’illustrer, Armel interprète une introduction de « Lush Life », la composition de Billy Strayhorn. Les harmonies du morceau mettent en valeur la souplesse de l’instrument, la profondeur de ses couleurs et sa capacité à faire entendre plusieurs voix avec clarté.

Le jeu prend ensuite une légère inflexion brésilienne. Le piano suit ces changements avec aisance, et Armel souligne la facilité qu’il éprouve au clavier. Son enthousiasme se retrouve autant dans ses commentaires que dans son envie de prolonger les phrases.

Un piano qui donne envie de jouer… et de composer

C’est peut-être là que se trouve le meilleur portrait de cet instrument : un piano qui donne envie de continuer à jouer. Malgré la présence de modèles plus prestigieux ou plus coûteux autour de lui, Armel y revient régulièrement pour composer. Ce C5 lui offre un son dans lequel il se reconnaît et un toucher avec lequel il se sent libre.

Accueillir un piano à queue chez soi, c’est aussi imaginer cette relation au quotidien. Prendre quelques minutes pour jouer, retrouver une mélodie, chercher un accord ou laisser naître une idée. Dans la vidéo, Armel évoque simplement le bonheur que peut apporter un tel instrument dans une maison.

Venez essayer ce Yamaha C5 chez Desevedavy Pianos

Ce Yamaha C5 d’occasion est à découvrir et à essayer chez Desevedavy Pianos. Pour apprécier ses médiums chaleureux, son équilibre et sa réponse sous les doigts, le mieux reste de prendre place au clavier et de lui confier quelques morceaux que l’on aime.

Retrouvez la présentation complète d’Armel Dupas en vidéo pour entendre cet instrument et découvrir ce qui en fait son coup de cœur.

Et vous, quelle qualité vous donne immédiatement envie de rester au clavier : le timbre, le toucher ou cette impression que le piano répond exactement à vos intentions ?