Yamaha CLP-895GP : le Clavinova en forme de piano à queue 🎹

Yamaha CLP-895GP : un piano numérique… au format piano à queue

Il y a des instruments qui attirent immédiatement le regard.
Le Yamaha CLP-895GP fait clairement partie de ceux-lĂ .

Avec ses lignes inspirées d’un piano à queue, ce Clavinova ne cherche pas seulement à sonner : il cherche aussi à occuper l’espace, à créer une présence, presque une mise en scène du piano dans le salon.

Mais derrière cette silhouette élégante, qu’en est-il vraiment ?

Un piano numérique qui assume son esthétique

Dès les premières secondes, le CLP-895GP intrigue.
On pourrait facilement le confondre avec un petit piano à queue… ou même avec un modèle hybride de la gamme AvantGrand.

Et pourtant, ce n’est pas le cas.

👉 Il s’agit bien d’un piano numérique Clavinova, avec une mécanique entièrement numérique.

Ce point est important, car il conditionne Ă  la fois le toucher et les sensations de jeu.
On est ici dans une approche différente de celle des hybrides : plus simple, plus directe, mais aussi plus accessible.

Un son spectaculaire… parfois trop

À l’allumage, le premier contact est assez marquant.

Les basses sont immédiatement très présentes.
Très flatteuses, même.

Pour certains, c’est un plaisir immédiat : le piano remplit l’espace, donne une sensation de puissance, presque “cinématographique”.
Mais pour un pianiste habitué à l’acoustique, cela peut aussi surprendre.

En jouant plus fort, les graves prennent rapidement beaucoup de place.
On se sent porté… mais parfois un peu trop.

C’est là que l’application Smart Pianist entre en jeu.

Le réglage qui change tout : le IAC

Par défaut, le CLP-895GP propose un son volontairement généreux.
Mais avec quelques ajustements, on peut retrouver un équilibre plus naturel.

La fonction IAC (Intelligent Acoustic Control) permet justement de corriger cette sensation.

En la réduisant :

👉 les basses deviennent plus maîtrisées
👉 le son gagne en clarté
👉 l’équilibre global devient plus agréable

Ce n’est pas une égalisation au sens strict, mais dans la pratique… ça y ressemble beaucoup.

Un simple réglage, et l’instrument change de visage.

Le rôle du “couvercle virtuel”

Autre élément intéressant : la gestion de l’ouverture du couvercle.

Comme sur un piano à queue, on peut ici simuler différentes positions :

• fermé
• semi-ouvert
• ouvert

Et ce réglage a un vrai impact.

Dans l’acoustique d’une pièce comme un salon, une ouverture trop importante peut accentuer le côté brillant et les basses.
À l’inverse, une position intermédiaire permet souvent de retrouver un son plus équilibré.

C’est un détail… mais un détail qui compte.

Un toucher typiquement Yamaha

Côté clavier, on retrouve une signature bien connue.

Le toucher est :

👉 clair
👉 précis
👉 très articulé

Il donne une sensation de sécurité, de contrôle, presque “pédagogique”.

Mais comme souvent chez Yamaha, cela demande un certain engagement.
Dans les passages rapides, certains pianistes peuvent avoir l’impression de devoir “travailler” un peu plus.

Ce n’est pas un défaut en soi — plutôt une identité.

Un instrument pensé pour le plaisir… et le confort

Au final, le CLP-895GP ne cherche pas Ă  imiter parfaitement un piano acoustique.
Il propose autre chose.

👉 un objet élégant
👉 une diffusion sonore immersive
👉 une installation simple, sans amplification externe
👉 une expérience complète “clé en main”

C’est un piano qui trouvera naturellement sa place chez :

• des amateurs de beaux objets
• des pianistes recherchant un confort domestique
• des utilisateurs sensibles à l’immersion sonore

Et au final ?

Le Yamaha CLP-895GP est un instrument Ă  part.

Il ne conviendra pas forcément à ceux qui recherchent une reproduction ultra fidèle d’un piano acoustique.
Mais pour ceux qui veulent un piano numérique spectaculaire, élégant et immersif, il remplit parfaitement sa mission.

Comme toujours, le mieux reste encore de l’essayer.

📍 Le Yamaha CLP-895GP est disponible à l’essai chez Desevedavy Pianos à Nantes
👉 https://desevedavy.fr/produit/yamaha-clp-895-gp/


đź’¬ Et vous ?
Plutôt piano numérique meuble… ou mini piano à queue ?